Il s’agit bien de celui que certains appelaient gri-gri man, le colonel Claude Pivi dit Alias Coplan dont la mort a été annoncée ce mardi 6 janvier 2025 après plusieurs mois en détention, suite à son arrestation brutale à la frontière avec le Liberia. Selon des sources bien informées, sa disparition dans un hôpital de Conakry à l’âge de 66 ans. est le résultat des conditions de détention affreuses et la détérioration rapide de son état de santé. Il était diabétique. La mort de Pivi avait été annoncée pour la première fois par Doussou Condé, iors d’une interview diffusée récemment sur les réseaux sociaux. Dans cet entretien qui date du 24 décembre, elle affirmait, citant des sources non odentifiées, que l’ex-ministre de la sécurité présidentielle serait décédé par tortures à cause de son fils Verny qui n’a jamais été appréhendé par les autorités de Conakry.
Le colonel Claude Pivi était une figure militaire et politique guinéenne, membre du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et ministre de la sécurité présidentielle de décembre 2008 à 2010. En 2013, il a été inculpé en lien avec le massacre qui a eu lieu au stade du 28 septembre 2009, au cours duquel 157 personnes ont été tuées par les forces de sécurité loyales à la junte.
Né en 1960 à N’Zérékporé, Claude Pivi a d’abord poursuivi une carrière en Karaté avant de joindre l’armée en 1985. Il a rapidement gravi les échelons, devenant une «figure de proue » de la junte militaire du CNDD alors dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara au moment du massacre du 28 septembre en 2009. Il fut jugé et condamné pour ce crime, l’un des plus inhumains de l’histoire du pays.
En novembre 2023, Claude Pivi s’est évadé de prison grâce à un commando armé qui aurait été dirigé par son fils. La junte guinéenne a promis une récompense de 54 000 euros pour sa capture. Le 17 septembre 2024, Pivi a été arrêté à la frontière avec le Libéria et extradé vers la Guinée le 19 septembre. Son fils, le commando Verny, est activement recherché par la junte de Conakry. Le colonel Pivi laisse dans le deuil une femme et plusieurs enfants. Par Ben Bangoura








































